La place des « projets » dans le contexte économique au Senegal ces 30 dernières années

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La place des « projets » dans le contexte économique au Senegal ces 30 dernières années

La notion de « projet » dans son acceptation économique, est probablement le concept le plus utilisé aussi bien par les milieux d’affaires privés que par l’ Administration publique centrale et les Collectivités locales.

Les entreprises privées se développent par des projets qui leur permettent d’introduire les changements liées à leur dynamique organisationnelle. L’extension de la capacité installée de l’entreprise, l’introduction de nouvelles lignes de produits, la restructuration ou le re-dimensionnement de la production, les changements technologiques aussi bien que les nouvelles approches markétiques sont mis en œuvre par des projets spécifiques reconnus comme tels au sein de l’entreprise.

Les administrations publiques réalisent la plupart de leurs missions par des projets  d’investissements destinées à créer une capacité productive de biens, de services au niveau national ou à l’échelon local : infrastructures, routes, écoles, structures sanitaires, habitats, aménagements divers.

Les Institutions d’aides et d’assistance au développement (bilatérales comme multilatérales) véhiculent leur soutien à nos économies par des projets. Cela est bien connu, l’aide hors-projet encore appelée aide budgétaire est relativement peu importante.

Les banquiers , les structures financières décentralisées, les organismes spécialisés dans l‘octroi de crédits exigent une projet « bancable » à l’appui des requêtes de financement qui leur sont soumises par les groupements économiques, les sociétés ou toute entité éligible à leurs concours.

Les particuliers qui pour des raisons diverses veulent se lancer en affaires ont besoin d’un projet bien ficelé pour prétendre aux financements qui leur sont destinés. Depuis le début des années-80 , la mise en œuvre des politiques d’ajustement structurel a eu pour conséquence le développement de l’emploi non-salarié au profit des couches de la population victimes de la crise économique : diplômés-chômeurs, personnel déflaté des entreprises en difficultés, candidats aux départs volontaires, postulants aux ressources dégagées dans le cadre des différents et multiples fonds de soutien aux activités génératrices de revenus, etc.

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